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1945 : sortir de la guerre et se retrouver : cours d’allemand 3ème – télécharger en PDF et imprimer gratuitement

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1945 : cours d’allemand 3e, illustration Allemand PDF

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Dans ce cours d’allemand de 3ème, tu découvres l’après-guerre : comment l’Allemagne sort de la guerre en 1945 et comment les familles se retrouvent. D’abord, tu apprends les mots clés de cette période. Ensuite, tu revois le prétérit pour raconter. Enfin, tu verras comment on se souvient aujourd’hui de ces années.

Frise chronologique de 1945 à 1955 : fin de la guerre le 8 mai 1945, quatre zones d’occupation, fuite et expulsions, création de la RFA et de la RDA en 1949, retour des derniers prisonniers en 1955
Dix années décisives : du Kriegsende aux derniers Heimkehrer.

Découvrir : l’après-guerre en allemand de 3ème

Le 8 mai 1945, la Seconde Guerre mondiale se termine en Europe. L’Allemagne nazie capitule sans conditions. En allemand, on dit : Am 8. Mai 1945 endete der Zweite Weltkrieg in Europa. On lit la date ainsi : am achten Mai neunzehnhundertfünfundvierzig.

Le pays est alors occupé par les quatre vainqueurs. Il est donc découpé en quatre zones d’occupation, die Besatzungszonen : une zone américaine, une zone britannique, une zone française et une zone soviétique. Berlin, située dans la zone soviétique, est elle aussi partagée en quatre secteurs.

Pour beaucoup d’Allemands, la fin de la guerre est à la fois un soulagement et un choc. En effet, les villes sont détruites, la nourriture manque et des millions de personnes ont perdu leur maison. Pourtant, c’est aussi la fin d’une dictature. Le 8 mai est donc aujourd’hui considéré comme un jour de libération.

Wortschatz

Deutsch Français
der Krieg, die Kriege la guerre
das Kriegsende la fin de la guerre
der Frieden la paix
die Trümmer (pluriel) les décombres, les ruines
der Hunger la faim
der Flüchtling, die Flüchtlinge le réfugié
der / die Vertriebene, die Vertriebenen l’expulsé, l’expulsée
die Heimat le pays natal, le chez-soi
der Heimkehrer, die Heimkehrer le prisonnier qui rentre chez lui
die Erinnerung, die Erinnerungen le souvenir, la mémoire
sich wiedersehen se revoir
wieder aufbauen reconstruire

Die Stunde Null : repartir de zéro

Définition

Die Stunde Null [di chtounde noul], « l’heure zéro », désigne le moment de mai 1945 où tout semble à reconstruire. L’expression est symbolique : en réalité, beaucoup de choses et de personnes de l’époque nazie n’ont pas disparu du jour au lendemain.

Dans les grandes villes, des montagnes de décombres bloquent les rues. Les hommes sont souvent morts, blessés ou prisonniers. Ce sont donc surtout des femmes qui déblaient les ruines à la main. On les appelle die Trümmerfrauen [trumeur-fraouen]. Elles trient les briques, les nettoient et les empilent pour reconstruire.

La vie quotidienne est très dure. Par exemple, on reçoit la nourriture avec des tickets de rationnement, die Lebensmittelkarten. Beaucoup de gens échangent aussi des objets au marché noir, der Schwarzmarkt. L’hiver 1946-1947 est particulièrement froid. On l’appelle d’ailleurs der Hungerwinter.

Beispiel

  • Die Stadt lag in Trümmern. (La ville était en ruines.)
  • Es gab kaum Brot und keine Kohle. (Il n’y avait presque pas de pain et pas de charbon.)
  • Die Frauen räumten die Straßen frei. (Les femmes déblayaient les rues.)

Les Vertriebenen : fuir, chercher, se retrouver

À la fin de la guerre, entre douze et quatorze millions d’Allemands quittent les territoires de l’Est : la Prusse-Orientale, la Silésie, la Poméranie ou la région des Sudètes. Certains fuient devant l’armée soviétique. D’autres sont expulsés après 1945. On parle de Flucht und Vertreibung. C’est la première grande vague de migration de l’après-guerre.

Ces familles arrivent souvent sans rien, avec une valise ou une charrette. Elles doivent trouver un logement et un travail dans un pays déjà en ruines. Leur intégration prend du temps. Ensuite, beaucoup d’entre elles participent à la reconstruction.

Pendant la fuite, de nombreuses familles sont séparées. Pour se retrouver, on affiche des messages sur les murs des gares. Le service de recherche de la Croix-Rouge, der Suchdienst, aide aussi des millions de personnes. À la radio, on lit des avis de recherche : Wer kennt Anna Weber aus Breslau? Enfin, les prisonniers de guerre rentrent peu à peu. Les derniers reviennent d’Union soviétique à partir de 1955.

Dialog

Mutter : Paul! Bist du es wirklich?

Paul : Ja, Mama, ich bin wieder da. Ich habe euch so lange gesucht!

Mutter : Wir mussten aus Schlesien fliehen. Jetzt wohnen wir hier, in Hannover.

Paul : Endlich sehen wir uns wieder!

Raconter au prétérit

Pour raconter ces événements, on utilise surtout le prétérit, das Präteritum. C’est le temps du récit écrit, des livres d’histoire et des journaux. À l’oral, on emploie plutôt le parfait, sauf avec quelques verbes très fréquents.

Règle

Les verbes faibles ajoutent -te au radical : suchen → ich suchte, bauen → er baute. Les verbes forts changent de voyelle et n’ont pas de terminaison aux 1ère et 3ème personnes du singulier : kommen → er kam, finden → sie fand. Les modaux perdent leur umlaut : müssen → ich musste, können → wir konnten.

Infinitiv Präteritum (er/sie) Français
sein war il / elle était
haben hatte il / elle avait
es gibt es gab il y avait
müssen musste il / elle devait
kommen kam il / elle vint, arriva
fliehen floh il / elle s’enfuit
verlieren verlor il / elle perdit
wiederfinden fand … wieder il / elle retrouva
enden endete cela se termina

Achtung !

Ne confonds pas der Krieg (la guerre) et kriegen (recevoir, familier). De plus, die Trümmer s’emploie presque toujours au pluriel. Enfin, sich erinnern se construit avec an + accusatif : Ich erinnere mich an den Krieg.

Se souvenir aujourd’hui : die Stolpersteine

Un petit pavé doré encastré parmi les pavés gris d’un trottoir, avec l’inscription Hier wohnte, un prénom, un nom et une année de naissance
Un Stolperstein : on « trébuche » sur le souvenir.

En Allemagne, la mémoire de cette période est très présente. Depuis les années 1990, un artiste pose dans les trottoirs de petits pavés en laiton, die Stolpersteine [chtolpeur-chtaïne]. Le mot vient de stolpern (trébucher) et der Stein (la pierre). Chaque pavé rappelle une victime du nazisme, devant la dernière maison où elle a librement choisi de vivre.

L’inscription commence toujours par Hier wohnte (ici habitait), puis viennent le nom, l’année de naissance et le destin de la personne. Aujourd’hui, on en compte plus de 100 000 en Europe. Ainsi, en baissant les yeux, on se souvient des voisins disparus.

D’autres lieux entretiennent aussi la mémoire : das Denkmal (le monument), die Gedenkstätte (le lieu de mémoire) ou das Museum. Pour en parler, retiens : Man darf das nicht vergessen. (On ne doit pas oublier cela.)

À retenir

  • Le 8 mai 1945, la guerre se termine en Europe : das Kriegsende.
  • Die Stunde Null symbolise un nouveau départ dans un pays en ruines.
  • Die Trümmerfrauen déblaient les villes ; die Vertriebenen arrivent de l’Est.
  • On raconte au prétérit : war, hatte, es gab, musste, kam.
  • Die Stolpersteine font vivre la mémoire dans les rues.

Pour aller plus loin

Entraîne-toi maintenant avec les exercices sur l’après-guerre, puis teste-toi avec le QCM sur l’année 1945. Pour revoir la conjugaison, consulte le cours sur le prétérit des verbes faibles et forts. Enfin, découvre la suite de l’histoire avec le mur de Berlin et la division.

Cours « 1945  » en PDF

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