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Des discours qui ont marqué l’histoire : cours d’allemand Terminale – télécharger en PDF et imprimer gratuitement

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Des discours qui ont marqué l’histoire : cours d’allemand terminale, illustration Allemand PDF

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Dans ce cours d’allemand de Terminale, vous étudiez trois discours historiques qui ont marqué l’Allemagne d’après-guerre. D’abord, vous découvrez leur contexte et leurs formules restées célèbres. Ensuite, vous apprenez à analyser la rhétorique d’une Rede et à en rendre compte en allemand.

Pourquoi étudier des discours historiques en allemand en Terminale ?

Le programme de Terminale consacre un axe aux « enjeux et formes de la communication ». Or, le discours politique en est un exemple parfait. En effet, un orateur ne se contente pas d’informer : il veut convaincre, rassurer ou mobiliser. En allemand, on dit eine Rede halten, prononcer un discours.

Certaines phrases dépassent même leur époque. Elles deviennent des formules que tout le monde connaît, parfois des décennies plus tard. Ainsi, ce chapitre suit trois moments clés : la guerre froide en 1963, le travail de mémoire en 1985 et l’unification en 1990. Pour chacun, vous retiendrez le contexte, la formule et sa réception.

Définition

Plusieurs mots désignent un discours. Die Rede est le mot général. Die Ansprache est une allocution, souvent plus courte, par exemple à la télévision : die Fernsehansprache. Enfin, die Regierungserklärung est la déclaration par laquelle un chancelier présente son programme au Bundestag.

Frise chronologique de 1945 à 1990 : Kriegsende en 1945, Mauerbau en 1961, Kennedy à Berlin le 26 juin 1963, Weizsäcker à Bonn le 8 mai 1985, Mauerfall en 1989 et Kohl à la télévision le 1er juillet 1990
Trois discours replacés dans l’histoire allemande d’après-guerre.

« Ich bin ein Berliner » : Kennedy à Berlin-Ouest (1963)

Le 26 juin 1963, le président des États-Unis John F. Kennedy se rend à Berlin-Ouest. La ville est alors une enclave occidentale au cœur de la RDA. Depuis août 1961, le Mur la sépare de Berlin-Est. Beaucoup de Berlinois de l’Ouest craignent donc d’être abandonnés.

Kennedy parle devant l’hôtel de ville de Schöneberg, le Rathaus Schöneberg, face à une foule immense. Il prononce son discours en anglais, mais il glisse une phrase en allemand : „Ich bin ein Berliner.“ Le message est clair : défendre Berlin-Ouest, c’est défendre la liberté. Par conséquent, la foule exulte. La phrase devient l’un des symboles de la guerre froide.

Beispiel

Kennedy zeigte den Berlinern, dass sie nicht allein waren. (Kennedy montra aux Berlinois qu’ils n’étaient pas seuls.)

Die Menschen jubelten, als er den Satz auf Deutsch sagte. (Les gens exultèrent quand il dit la phrase en allemand.)

Achtung !

On lit souvent que Kennedy aurait dit « je suis un beignet ». C’est un mythe. D’abord, à Berlin, ce beignet s’appelle Pfannkuchen. Ensuite, la phrase est correcte. Certes, on dit sans article Ich bin Berliner. pour indiquer son origine. Cependant, l’article ein souligne ici l’idée « je suis l’un des vôtres ». Le président n’est pas né à Berlin : il se déclare solidaire.

Le 8 mai 1985 : Weizsäcker et le « jour de la libération »

Le 8 mai 1985, on commémore les quarante ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Le président fédéral, der Bundespräsident Richard von Weizsäcker, prend la parole au Bundestag, à Bonn. À l’époque, beaucoup d’Allemands associent encore cette date à la défaite, die Niederlage, ou à l’effondrement du pays.

Weizsäcker propose un autre regard. En effet, il qualifie le 8 mai de jour de libération, ein Tag der Befreiung : libération du régime national-socialiste. Il invite aussi les Allemands à regarder le passé en face. Selon lui, les jeunes ne sont pas coupables de ce qui s’est passé. En revanche, ils sont responsables de ce qu’on en fait dans l’histoire. Ce discours a eu un grand retentissement, en Allemagne comme à l’étranger.

Règle

Pour rapporter les propos d’un orateur, on emploie le subjonctif I. Au présent : radical de l’infinitif + -e à la 3ème personne du singulier. Par exemple : Er sagt, er habe keine Angst. Le verbe sein est irrégulier : er sei. Au passé, on combine sei ou habe avec le participe II : Er sagte, der 8. Mai sei ein Tag der Befreiung gewesen.

« Blühende Landschaften » : la promesse de Kohl (1990)

Le Mur tombe le 9 novembre 1989. Ensuite, tout va très vite. Le 1er juillet 1990, l’union monétaire, économique et sociale entre la RFA et la RDA entre en vigueur. Le deutschemark devient alors la monnaie de l’Est. Ce jour-là, le chancelier fédéral, der Bundeskanzler Helmut Kohl, s’adresse aux citoyens dans une allocution télévisée.

Il promet que l’Est deviendra bientôt un pays de „blühende Landschaften“, des paysages florissants. L’image est positive : après l’hiver de la dictature viendrait le printemps de la prospérité. La réunification suit le 3 octobre 1990. Pourtant, la réalité est plus dure. En effet, beaucoup d’entreprises de l’Est ferment et le chômage, die Arbeitslosigkeit, augmente fortement dans les années 1990. Aujourd’hui, la formule est donc souvent citée avec ironie.

Beispiel

Kohl versprach, es werde bald blühende Landschaften geben. (Kohl promit qu’il y aurait bientôt des paysages florissants.)

Viele Ostdeutsche waren später enttäuscht. (Beaucoup d’Allemands de l’Est furent ensuite déçus.)

Lire un document : « Worte, die bleiben »

Voici un texte support écrit pour ce chapitre. Il résume les trois discours. Lisez-le d’abord en entier, puis relevez les dates et les formules.

Manche Reden vergisst man sofort, andere bleiben jahrzehntelang im Gedächtnis. Am 26. Juni 1963 spricht der amerikanische Präsident John F. Kennedy vor dem Rathaus Schöneberg in West-Berlin. Die Stadt ist seit zwei Jahren durch die Mauer geteilt. Mit dem Satz „Ich bin ein Berliner“ zeigt er den Menschen, dass sie nicht allein sind.

Zweiundzwanzig Jahre später, am 8. Mai 1985, hält Bundespräsident Richard von Weizsäcker im Bundestag in Bonn eine Rede zum 40. Jahrestag des Kriegsendes. Er nennt den 8. Mai einen Tag der Befreiung. Viele Deutsche hatten dieses Datum bis dahin vor allem als Niederlage gesehen.

Am 1. Juli 1990 tritt die Währungsunion zwischen der Bundesrepublik und der DDR in Kraft. In einer Fernsehansprache verspricht Bundeskanzler Helmut Kohl „blühende Landschaften“ im Osten. Doch in den folgenden Jahren verlieren viele Ostdeutsche ihre Arbeit. Heute wird die Formel oft ironisch zitiert. Drei Reden, drei Momente: Sie zeigen, wie viel Macht Worte haben können.

Texte original écrit pour allemand-pdf.fr.

Wortschatz

Deutsch Français
die Rede, -n le discours
eine Rede halten prononcer un discours
der Redner, – / die Rednerin, -nen l’orateur, l’oratrice
das Rednerpult, -e le pupitre
das Publikum le public, l’auditoire
die Ansprache, -n l’allocution
die Fernsehansprache, -n l’allocution télévisée
die Regierungserklärung, -en la déclaration de politique générale
der Bundespräsident, -en le président fédéral
der Bundeskanzler, – le chancelier fédéral
die Botschaft, -en le message
überzeugen convaincre
jubeln exulter, pousser des cris de joie
klatschen applaudir
die Formel, -n la formule
die Wiederholung, -en la répétition
die Befreiung la libération
die Niederlage, -n la défaite
das Kriegsende la fin de la guerre
der Jahrestag, -e l’anniversaire (d’un événement)
die Erinnerung, -en le souvenir, la mémoire
die Verantwortung la responsabilité
die Solidarität la solidarité
die Wiedervereinigung la réunification
die Währungsunion l’union monétaire
das Versprechen, – la promesse
versprechen (versprach, versprochen) promettre
die Enttäuschung, -en la déception
die Arbeitslosigkeit le chômage

Questions de compréhension

  1. Wo und wann spricht Kennedy?
  2. Warum ist die Situation in West-Berlin 1963 schwierig?
  3. Wie nennt Weizsäcker den 8. Mai?
  4. Was verspricht Kohl im Juli 1990?
  5. Warum wird seine Formel heute ironisch zitiert?

Sujet d’expression écrite

Welche der drei Reden finden Sie heute am wichtigsten? Begründen Sie Ihre Meinung. (environ 150 mots)

Analyser la rhétorique d’un discours

Un bon discours repose sur des procédés que l’on retrouve d’une époque à l’autre. D’abord, l’orateur répète des mots pour marteler une idée. Ensuite, il crée des images qui restent en mémoire. Enfin, il s’adresse directement au public pour le mobiliser. Pour l’analyse, nommez le procédé, citez l’exemple, puis expliquez son effet.

Carte mentale autour du mot die Rede : die Anapher, das Trikolon, die Metapher, die Antithese, die rhetorische Frage et der Appell, chacun avec un exemple allemand
Six procédés rhétoriques et un exemple pour chacun.
Procédé Exemple Effet
l’anaphore (die Anapher) Jeder Tag zählt. Jeder Mensch zählt. marteler une idée
le rythme ternaire (das Trikolon) Mut, Hoffnung, Freiheit donner de l’ampleur
la métaphore (die Metapher) blühende Landschaften rendre l’idée concrète
l’antithèse (die Antithese) Gestern Krieg, heute Frieden. marquer un contraste
la question rhétorique Wer will wieder Mauern? impliquer l’auditoire
l’appel (der Appell) Lasst uns anpacken! mobiliser

Règle

Pour lancer un appel collectif, on utilise lass uns (on se tutoie), lasst uns (on tutoie plusieurs personnes) ou lassen Sie uns (on vouvoie). L’infinitif se place à la fin : Lassen Sie uns die Zukunft gemeinsam gestalten! Le pronom wir crée aussi un lien entre l’orateur et son public.

Méthode et pièges pour l’oral

Méthode

  1. Présenter le discours : qui parle, quand, où, devant qui ? Par exemple : Die Rede wurde 1985 im Bundestag gehalten.
  2. Résumer le message central en une phrase.
  3. Relever deux procédés rhétoriques et expliquer leur effet.
  4. Décrire la réception : Das Publikum jubelte. ou Viele waren enttäuscht.
  5. Donner un avis nuancé : Einerseits …, andererseits …

Attention à quelques pièges fréquents. D’abord, ne confondez pas der Bundespräsident, chef de l’État au rôle surtout symbolique, et der Bundeskanzler, chef du gouvernement. Ensuite, le verbe halten est fort : er hält, er hielt, er hat gehalten. Enfin, après weil ou dass, le verbe conjugué va à la fin.

À retenir

  • 1963 : Kennedy à Berlin-Ouest, „Ich bin ein Berliner“, un message de solidarité.
  • 1985 : Weizsäcker au Bundestag, le 8 mai vu comme ein Tag der Befreiung.
  • 1990 : Kohl promet des blühende Landschaften, une formule devenue ironique.
  • Pour analyser : procédé, exemple, effet.
  • Pour rapporter : subjonctif I (er sei, er habe, es werde).

Pour aller plus loin

Entraînez-vous avec les exercices sur les discours historiques, puis testez-vous avec le QCM sur les discours historiques. Pour bien rapporter des paroles, revoyez le cours sur le subjonctif I et le discours indirect. Enfin, le chapitre sur les traces du Mur de Berlin complète le contexte de 1963 et de 1989.

Cours « Des discours qui ont marqué l’histoire  » en PDF

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