Aller au contenu

L’émigration germanophone vers l’Amérique : cours d’allemand 1ère

  • par
L’émigration germanophone vers l’Amérique : cours d’allemand 1re, illustration Allemand PDF
Rate this post

Dans ce cours d’allemand de 1ère, vous étudiez la Auswanderung, c’est-à-dire l’émigration des germanophones vers l’Amérique. Vous suivez les grandes vagues du XIXe siècle, le départ depuis Bremerhaven et la vie des German Americans. Enfin, vous découvrez l’émigration d’aujourd’hui et apprenez à raconter un départ au passé.

La Auswanderung, un thème clé du programme d’allemand de 1ère

Aujourd’hui, l’Allemagne accueille beaucoup d’immigrés. Pourtant, pendant longtemps, c’est l’inverse : des millions d’Allemands ont quitté leur pays pour l’Amérique. Ce thème montre donc comment l’Allemagne a été présente dans le monde à travers ses émigrés. Observez d’abord l’illustration : un grand bateau à vapeur attend sur le quai.

Un paquebot à vapeur à deux cheminées quitte le port de Bremerhaven, avec des valises et des malles sur le quai
Le départ depuis Bremerhaven vers New York.

Définition

die Auswanderung [aouss-van-de-roung] : le fait de quitter son pays pour s’installer ailleurs. Le verbe est auswandern, celui qui part est der Auswanderer ou die Auswanderin. À l’arrivée, on parle de die Einwanderung : le même voyage, vu depuis le pays d’accueil.

Le XIXe siècle : pourquoi partir ?

Au XIXe siècle, les raisons de partir sont nombreuses. D’abord, beaucoup de paysans sont pauvres et n’ont pas assez de terre. Ensuite, les mauvaises récoltes provoquent parfois la faim, par exemple en 1816, l’« année sans été ». De plus, après l’échec de la révolution de 1848-1849, de nombreux démocrates fuient la répression. On les appelle die Achtundvierziger, « les quarante-huitards ».

L’Amérique, au contraire, promet de la terre, du travail et la liberté. Les lettres des premiers émigrés encouragent souvent les familles restées au pays. La vague la plus forte a lieu dans les années 1880. Certains partent aussi vers l’Amérique du Sud, en particulier vers le sud du Brésil.

Frise chronologique de l’émigration germanophone : 1683 Germantown, 1827 fondation de Bremerhaven, 1848-1849 révolution, années 1880 plus grande vague, 1892 Ellis Island, 2005 musée de l’émigration
Les grandes dates de l’émigration germanophone.

Wortschatz

Deutsch Français
die Auswanderung l’émigration
auswandern (wanderte aus, ist ausgewandert) émigrer
der Auswanderer, die Auswanderer l’émigrant
die Einwanderung l’immigration
die Heimat le pays natal
verlassen (verließ, verlassen) quitter
der Hafen, die Häfen le port
der Kai, die Kais le quai
das Segelschiff, die Segelschiffe le voilier
das Dampfschiff, die Dampfschiffe le bateau à vapeur
die Überfahrt, die Überfahrten la traversée
der Koffer, die Koffer la valise
die Armut la pauvreté
die Hungersnot, die Hungersnöte la famine
die Missernte, die Missernten la mauvaise récolte
die Freiheit la liberté
die Hoffnung, die Hoffnungen l’espoir
ankommen (kam an, ist angekommen) arriver
sich niederlassen s’installer
die Siedlung, die Siedlungen la colonie, le lotissement
der Nachkomme, die Nachkommen le descendant
die Wurzeln (Pl.) les racines
das Heimweh le mal du pays
der Neuanfang le nouveau départ
die Fachkraft, die Fachkräfte le travailleur qualifié
zurückkehren (ist zurückgekehrt) revenir

Bremerhaven, la porte vers le Nouveau Monde

La ville de Brême fonde en 1827 un nouveau port à l’embouchure de la Weser : Bremerhaven. Très vite, il devient l’un des grands ports de départ d’Europe. Hambourg joue aussi ce rôle. Les familles arrivent avec quelques valises et attendent parfois plusieurs jours avant d’embarquer.

La traversée de l’Atlantique, die Überfahrt, est longue et dure. En voilier, elle dure plusieurs semaines. Les passagers les plus pauvres voyagent dans l’entrepont, serrés les uns contre les autres. Avec les bateaux à vapeur, le voyage devient ensuite beaucoup plus court. À partir de 1892, la plupart des immigrants arrivant à New York passent par Ellis Island. Depuis 2005, un musée de Bremerhaven, le Deutsches Auswandererhaus, raconte leur histoire.

Am Morgen standen Hunderte Menschen am Kai. Überall lagen Koffer, Kisten und Säcke. Meine Mutter hielt meine Hand ganz fest. Mein Vater zeigte auf das große Schiff und sagte: „Dort fängt unser neues Leben an.“ Als die Glocke läutete, gingen wir langsam an Bord. Viele Frauen weinten. Ich sah unser Land immer kleiner werden, bis es ganz verschwand.

Texte écrit pour ce cours : journal imaginaire d’une jeune émigrante, 1885

Les German Americans : des racines allemandes en Amérique

Les premiers colons germanophones arrivent bien avant le XIXe siècle. En 1683, des familles venues de Krefeld fondent Germantown, près de Philadelphie. En Pennsylvanie, certaines communautés, comme les Amish, parlent encore aujourd’hui un dialecte allemand, le Pennsylvania Dutch. Ici, « Dutch » vient de Deutsch et non du néerlandais.

Au XIXe siècle, beaucoup d’émigrés s’installent dans le Midwest, par exemple à Milwaukee, Cincinnati ou Saint-Louis. Ils y ouvrent des écoles, des journaux et des associations en allemand. Cependant, pendant la Première Guerre mondiale, la méfiance envers les Allemands grandit. L’enseignement de l’allemand recule alors fortement, et beaucoup de familles américanisent leur nom. Aujourd’hui, plus de 40 millions d’Américains déclarent des ancêtres allemands.

Beispiel

Viele Nachkommen der Auswanderer sprechen kein Deutsch mehr, aber sie interessieren sich für ihre Wurzeln.

La Auswanderung aujourd’hui

L’émigration n’appartient pas seulement au passé. Chaque année, plus de 200 000 Allemands quittent leur pays. La Suisse est leur destination la plus fréquente, devant l’Autriche et les États-Unis. Les raisons ont changé : on part surtout pour un emploi, des études ou par amour. En outre, beaucoup reviennent au bout de quelques années. Le départ est donc rarement définitif, contrairement au XIXe siècle.

Raconter un départ : prétérit, weil et um … zu

Pour raconter l’histoire de l’émigration, on emploie surtout le prétérit. Pour expliquer les raisons, on a besoin de weil et de um … zu.

Règle

  • Prétérit des verbes faibles : radical + -te : sie wanderten aus, er arbeitete.
  • Prétérit des verbes forts : changement de voyelle, sans -te : verlassen → verließ, fahren → fuhr, ankommen → kam an, finden → fand.
  • Cause : weil envoie le verbe conjugué à la fin : Sie wanderten aus, weil sie arm waren.
  • But : um … zu + infinitif, quand le sujet est le même : Sie wanderten aus, um Land zu kaufen.

Achtung !

Au parfait, auswandern, ankommen et zurückkehren se conjuguent avec sein, car ils expriment un déplacement : Meine Urgroßeltern sind 1890 ausgewandert. En revanche, verlassen prend haben : Sie haben ihre Heimat verlassen. Attention aussi au prétérit de verlassen : il s’écrit avec ß, verließ.

Pour présenter un document à l’oral, commencez par situer : Das Dokument zeigt … Ensuite, décrivez avec Im Vordergrund sieht man … Enfin, donnez votre interprétation : Ich glaube, dass die Menschen große Hoffnungen hatten.

À retenir

  • Au XIXe siècle, la pauvreté, la faim et l’échec de la révolution de 1848-1849 poussent des millions de germanophones vers l’Amérique.
  • Bremerhaven, fondé en 1827, est l’un des grands ports de départ ; Ellis Island accueille les immigrants à New York à partir de 1892.
  • Germantown est fondé en 1683 ; plus de 40 millions d’Américains déclarent aujourd’hui des ancêtres allemands.
  • Aujourd’hui, la Suisse est la première destination des Allemands qui émigrent.
  • Grammaire : prétérit pour raconter, weil pour la cause, um … zu pour le but, ist ausgewandert au parfait.

Pour aller plus loin

Entraînez-vous avec les exercices sur l’émigration germanophone, puis vérifiez vos connaissances avec le QCM sur la Auswanderung. Pour élargir le thème, relisez le cours sur la Willkommenskultur et celui sur les artistes en exil sous le Troisième Reich.

Cours « L’émigration germanophone vers l’Amérique  » en PDF

À imprimer

Retrouve ce cours dans un PDF propre, prêt pour la classe ou la maison.

Télécharger le PDF