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Max und Moritz et le Struwwelpeter : cours d’allemand 5ème – télécharger en PDF et imprimer gratuitement

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Max und Moritz et le Struwwelpeter : cours d’allemand 5e, illustration Allemand PDF

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Dans ce cours d’allemand de 5ème, tu découvres Max und Moritz et le Struwwelpeter, deux héros de livres pour enfants du XIXe siècle. D’abord, tu fais connaissance avec ces drôles de personnages. Ensuite, tu vois pourquoi leurs histoires en images annoncent la bande dessinée. Enfin, tu apprends à raconter une farce au prétérit.

Max und Moritz en 5ème : deux garnements de 1865

En 1865, le dessinateur et poète Wilhelm Busch (1832-1908) publie un petit livre à Munich. Il raconte les aventures de deux garçons très insolents : Max et Moritz. Le sous-titre annonce le programme : Eine Bubengeschichte in sieben Streichen, une histoire de garçons en sept farces. Un Streich est en effet un mauvais tour.

Dessin façon gravure ancienne dans un double cadre : à gauche Max, tête ronde avec une mèche dressée, veste bleue ; à droite Moritz, cheveux blonds avec une boucle, veste rouge ; en haut Wilhelm Busch, 1865, en bas sieben Streiche
Max et Moritz, les deux garnements de Wilhelm Busch.

Le livre est écrit en vers, avec des rimes. Voici son célèbre début, en orthographe modernisée :

Ach, was muss man oft von bösen / Kindern hören oder lesen! / Wie zum Beispiel hier von diesen, / Welche Max und Moritz hießen.

Wilhelm Busch, Max und Moritz, 1865, début de l’avant-propos.

Les deux garçons s’en prennent à tous les adultes du village. D’abord, ils volent les poules de la veuve Bolte. Ensuite, ils scient le pont du tailleur, qui tombe dans le ruisseau. Puis ils mettent de la poudre dans la pipe du maître d’école, Lehrer Lämpel. Enfin, ils cachent des hannetons dans le lit de l’oncle Fritz. Mais la fin est terrible : le meunier les jette dans son moulin, et les canards les mangent !

Définition

der Streich (pluriel : die Streiche) : une farce, un mauvais tour. On dit einen Streich spielen, « jouer un tour ». Par exemple : Max und Moritz spielen dem Lehrer einen Streich.

Der Struwwelpeter : un livre pour faire peur ?

Vingt ans plus tôt, à Francfort, le médecin Heinrich Hoffmann (1809-1894) cherche un cadeau de Noël pour son fils de trois ans. Il ne trouve aucun livre qui lui plaît. Alors, il en dessine un lui-même ! Le livre paraît en 1845 et devient très vite célèbre. Son héros s’appelle der Struwwelpeter, « Pierre l’Ébouriffé ».

Le Struwwelpeter debout sur un socle, avec une énorme chevelure jaune en pointes et des ongles très longs et recourbés ; flèches vers die Haare (les cheveux) et die Nägel (les ongles), le mot Pfui et la phrase Er kämmt nie die Haare und schneidet nie die Nägel
Le Struwwelpeter ne se coiffe jamais et ne se coupe jamais les ongles.

Sieh einmal, hier steht er, / Pfui! der Struwwelpeter! / An den Händen beiden / Ließ er sich nicht schneiden / Seine Nägel fast ein Jahr; / Kämmen ließ er nicht sein Haar.

Heinrich Hoffmann, Der Struwwelpeter, 1845, première histoire.

Le livre contient une dizaine d’histoires. Chaque fois, un enfant désobéit et il lui arrive malheur. Par exemple, der Suppen-Kaspar refuse de manger sa soupe. Der Zappel-Philipp se balance sur sa chaise à table et fait tomber toute la nappe. Hans Guck-in-die-Luft regarde toujours le ciel et tombe dans la rivière. Enfin, Paulinchen joue avec des allumettes. Ces histoires exagèrent tout pour faire rire, mais aussi pour faire réfléchir.

Wortschatz

Deutsch Français
der Streich, die Streiche la farce, les farces
das Bilderbuch le livre d’images
die Bildergeschichte l’histoire en images
das Huhn, die Hühner la poule, les poules
der Lehrer le maître, le professeur
die Mühle le moulin
das Haar, die Haare le cheveu, les cheveux
der Nagel, die Nägel l’ongle, les ongles
die Suppe la soupe
frech insolent, effronté
böse méchant

Les histoires en images, ancêtres de la BD

Max und Moritz et le Struwwelpeter sont des Bildergeschichten : chaque dessin est accompagné de quelques vers. Les images se suivent et racontent une action, comme les cases d’une bande dessinée. D’ailleurs, Max und Moritz a inspiré l’une des premières BD américaines, à la fin du XIXe siècle. Il ne manque encore qu’une chose : les bulles, die Sprechblasen.

Ces livres mélangent le réel et l’imaginaire. Le décor est réaliste : un village, une école, une famille. En revanche, les punitions sont exagérées et impossibles. Ainsi, personne ne croit vraiment que deux garçons finissent en grains de blé ! L’exagération rend l’histoire drôle et fait passer une leçon.

Achtung !

Ne confonds pas der Streich (la farce) et das Streichholz (l’allumette), le mot de l’histoire de Paulinchen. Par ailleurs, frech ne veut pas dire « frais » : c’est un faux ami. « Frais » se dit frisch.

Raconter une farce au prétérit

Les contes et les histoires écrites se racontent au prétérit, le temps du récit. Il correspond souvent à notre passé simple ou à notre imparfait. Pour les verbes faibles, c’est simple : on ajoute -te au radical.

Règle

Prétérit des verbes faibles : radical + -te + terminaison. Aux 1ère et 3ème personnes du singulier, il n’y a pas de terminaison en plus.

Personne machen sein haben
ich machte war hatte
du machtest warst hattest
er / sie / es machte war hatte
wir machten waren hatten
ihr machtet wart hattet
sie / Sie machten waren hatten

Certains verbes forts changent de voyelle. Apprends-les comme du vocabulaire : gehen → ging, kommen → kam, sehen → sah, fallen → fiel, fressen → fraß (pour un animal qui mange).

Beispiel

Die Witwe Bolte hatte drei Hühner und einen Hahn. Max und Moritz waren sehr frech. Sie machten einen Plan. Sie legten Brot auf Fäden. Die Hühner kamen und fraßen das Brot. Dann hingen sie alle am Baum. Die Jungen lachten.

Dans cet exemple, repère d’abord les verbes faibles : machten, legten, lachten. Ensuite, repère les verbes forts : kamen, fraßen, hingen. Enfin, hatte et waren viennent de haben et sein.

À retenir

  • Wilhelm Busch, Max und Moritz, 1865 : deux garnements et sept farces.
  • Heinrich Hoffmann, Der Struwwelpeter, 1845 : des enfants désobéissants punis de façon exagérée.
  • Ces Bildergeschichten sont des ancêtres de la bande dessinée.
  • Prétérit faible : er machte, sie lachten ; formes à connaître : war, hatte, ging, kam, sah.
  • einen Streich spielen : jouer un tour.

Pour aller plus loin

D’abord, entraîne-toi avec les exercices sur Max und Moritz. Ensuite, vérifie tes connaissances avec le QCM sur Max und Moritz et le Struwwelpeter. Enfin, révise war et hatte dans le cours sur le prétérit, et retrouve d’autres histoires anciennes dans le cours sur les contes de Grimm.

Cours « Max und Moritz et le Struwwelpeter  » en PDF

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